Habillement : les faits marquants de 2010

Par quels événements la planète habillement a-t-elle été marquée en 2010? Retour sur les faits saillants du secteur.

  • Uniqlo conquiert Paris

www.uniqlo.com/fr

Le succès de l’enseigne japonaise Uniqlo est allé croissant au cours de l’année 2010. Le groupe Fast Retailing, qui a ouvert sa première boutique parisienne en octobre 2009, bénéficie de quelques éléments favorables dans l’Hexagone. D’abord, l’effet nouveauté, et puis le retour aux basiques. La quête de l’essentiel n’a jamais été autant d’actualité. La moitié des Français reconnaissent avoir appris à « moins consommer n’importe comment », selon le baromètre de Gfk sur la crise. Un effet d’aubaine pour la marque japonaise qui propose des basiques allant des sous-vêtements chauds aux pulls en cachemire alors qu’au même moment, le modèle H & M, surfant davantage sur les phénomènes de mode, connaît un léger essoufflement.

  • La griffe Christian Lacroix est privée de Haute Couture

photo : AFP

Les 280 privilégiés présents le 7 juillet 2009 dans les salons du Musée des Arts décoratifs de Paris ont assisté au dernier défilé de haute couture de Christian Lacroix. Le 3 décembre 2009, le tribunal de commerce de Paris choisit les frères Falic pour « reprendre » la maison Christian Lacroix. Le plan de continuation qu’ils ont présenté (ils ont racheté l’entreprise à LVMH en 2005) prévoit de ne conserver que l’activité de licence (parfums, accessoires…) de la marque, ce qui signifie l’arrêt de l’activité haute couture. Mise en redressement judiciaire, l’entreprise a accumulé 150 millions d’euros de pertes en vingt-deux ans d’activité. Aucun des douze PDG qui se sont succédé à sa tête n’a réussi à trouver le bon modèle économique.

Une collection de papeterie (cahier, agenda…), signée avec l’américain Libretto, de lunettes, avec l’entreprise anglo-hong-kongaise Mondottica, ainsi qu’une gamme de décoration doit voir le jour.

  • Les marques pas n’importe comment sur le net
En 2010, les règles du jeu concernant le droit des marques sur le web sont précisées pour le plus grand soulagement des griffes de luxe aux avant-postes des procès en cours. Toutefois, les décisions qui sont rendues sont « toutes en nuances » – Google n’est pas condamné mais doit s’adapter – et surtout renvoient chacun à ses responsabilités.
  • Le Made in France monte au créneau

photo : AFP

Le Salon de la haute façon «made in France», regroupant les ateliers de confection français, sous-traitants des grandes maisons de luxe, exposent leur savoir-faire à la Bourse du commerce. Avec la crise, cette filière de la mode, qui compte environ 5.000 emplois directs, est menacée. Quand le made in France monte au créneau…
  • LVMH fait une entrée fracassante chez Hermès

photo : AFP

Le 23 octobre dernier, le groupe LVMH annonce son entrée au capital d’Hermès, avec une prise de participation de 17%. L’opération est qualifiée d’«amicale».

Le 21 décembre, LVMH annonce avoir franchi à la hausse le seuil des 20 % du capital du sellier (20,21 % exactement), dont il détient désormais 12,73 % des droits de vote. Dans un communiqué à l’AMF, le groupe réaffirme le caractère amical de son investissement.

Depuis 1993, environ 20% du capital du maroquinier est en Bourse. L’action valait alors 5 euros. Elle a culminé à plus de 200 euros fin octobre.

source : Les Echos